CHAP III - Entre blanc et noir.

« Mais pour ceux qui ont envie d'un peu de lumière ... Peut-être pourriez vous venir avec nous. » Anahaël
 

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 Aucun bruit.

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MessageSujet: Aucun bruit.    Dim 17 Mar 2013, 03:48

« Sinon, je te crève les yeux. »
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Dick & Unknow
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Les sens exacerbés par la faim et l'odeur du gibier, le husky se terre au sol. Il n'aura pas le droit de rater son coup. Sa famine l'a poussé à venir jusque là, lieux maudit à ses yeux, puisque c'est là que ses soeurs ont trouvé la mort. Mais l'instinct naturel, celui de la survie, a repris le dessus. Et si il n'attrape pas de gibier, il y aura toujours un loup sur qui se faire les griffes. Il ne veux pas entendre parler de trêve avec eux. Il est loyal et fidèle à ses idées. Et les loups ont tués sa famille.
S'il le devait, il tuerait les loups.

Tapis au sol, se faisait oublier, priant pour qu'aucun bruit de vienne troubler le rythme des rongeurs, il attend. La nuit est là, il le sait. Il fait beaucoup plus froid. L'humidité ne le fait plus tressaillir. Sa fourrure est trop épaisse pour ça. Son coeur s'accélère, en sentant le fumet d'une proie bien trop rare. Un lapin. Ou un lièvre. Il relève a tête d'un demi millimètre, pour voir un animal maigre, aux longues oreilles, qui ne se soucie pas du danger qui le guette. Comment s'est-il retrouvé là, celui-ci ? Il ne se souvient de n'en avoir mangé que deux fois au cours de sa vie. Et il se souvenait du délicieux goût de sa viande. Sa mère lui avait aussi parlé d'animaux plus haut qu'eux, qui étaient délicieux. Il n'avait jamais su si cette histoire était vraie. Mais il voulait bien planter ses crocs dans ce genre de nourriture.

Le lapin s'allonge, grignotant un brin d'herbe. Dick a eu une idée de génie en venant de nuit. Il ne s'était pas attendu à dégotter proie de telle qualité. Mais à la place d'un gros campagnol, il voyait un lièvre. Tant mieux. Il se ramasse sur lui même et d'un demi bond, il saute sur sa proie. Les os du fragile animal se brisent sous les pattes de Dick, qui l'achève d'un coup de croc. Pas le temps de crier. Peut-être réussira-t-il à attraper un autre animal. De toutes façons, il n'a plus personne sur qui veiller. Il ne partage pas sa nourriture. Et tant pis si un autre arrive. Il avait sa part. Il se dépêche d'avaler le lapin, qui n'avait pas beaucoup de chair, mais assez pour rivaliser avec deux bons campagnols, seule source de nourriture ici. Le chien abandonne le cadavre et retourne se mettre en chasse. S'il mange assez aujourd'hui, il ne sera pas obligé de revenir dans ce lieux maudit avant une assez longue période.

Il patiente, attendant une proie qui ne viens pas. Au lieux de ça, l'odeur d'un canidé se porte jusqu'à lui. Le Husky se redresse, sentant sa peau se tirer sous sa cicatrice. Qui est là ? Il scrute l'endroit de ses deux yeux bleus, et un grognement sourd s'échappe de lui. Que quelqu'un l'approche, et il subirai sons courroux. Il avait apprit à ne plus aimer personne. Il n'avait plus de raison d'aimer qui que ce soit. Seulement de leur sauter à la gorge pour survivre.
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Dernière édition par Siiu le Dim 17 Mar 2013, 14:00, édité 1 fois
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Anahaël
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MessageSujet: Re: Aucun bruit.    Sam 30 Mar 2013, 12:58



HAYDEN


J’ai dormi jusqu’à midi. Quand je me suis réveillé, j’étais seul dans la tanière, à part peut-être deux ou trois louves et leurs progénitures, ce qui m’a fait assez bizarre. Moi qui suis toujours le premier à me réveiller, je me retrouve le dernier à partir ! Bref, je me suis levé, je suis allé boire un bon coup, puis direction le tunnel verdoyant. Après plus de seize heures de sommeil, j’avais faim. Normal non ?

J’arrive au tunnel et regarde tous ceux qui sont là, attendant une proie. Sans essayer d’être discret –moi, de mauvaise humeur ? Non ! – je me faufile entre les canidés et m’enfonce plus loin dans le tunnel. Je vais jusqu’au bout, jusqu’au mur. Presque personne ne vient jusqu’ici. Généralement, on passe par l’entrée principale. Je me place donc en position, comme si je m’étais arrêté en plein course : une patte avant et une patte arrière reculée, une patte arrière avancé, et la dernière patte avant en l’air. Dans cette position, je suis prêt à me propulser vers l’avant. Car oui, moi et la discrétion, ça fait deux. Mon seul atout : la vitesse.

J’écoute attentivement tout ce qu’il se passe autour, ne bougeant pas d’un poil. Je reste comme cela pendant plusieurs heures sans qu’une bête ne passe. La lumière faiblit alors que le soleil commence à se coucher. Je commence à perdre espoir, empêchant sans cesse mon ventre de grogner, puis je l’entends. Un bruissement dans l’herbe. Je ne bouge pas, cherchant la bête des yeux. Au milieu des herbes, sortant sa tête de sa galerie, une taupe renifle l’air. Sans hésiter une seule seconde, je bondis en avant. La taupe me sent et rentre sa tête dans son terrier, mais je suis déjà là. Je plonge mon museau dans la galerie, claque des dents plusieurs fois. Du vide.

Poussé par la fin qui me m’empêche d’être rationnel, j’agrandis le trou le plus vite possible. La galerie s’enfonce de quelques centimètres avant de partir vers la droite. L’oreille collée au sol, je suis la galerie, jusqu’à entendre la taupe. Elle creuse un nouveau tunnel : je le sais car je ne l’entends pas bouger, et pourtant j’entends du bruit. Je me mets un peu plus loin et commence de nouveau à creuses. Le trou s’agrandi en même temps que la taupe creuse. Puis celle-ci arrive au niveau de mon trou. Elle réessaye de partir, mais cette fois, je l’attrape. Sa tête dans ma gueule, je serre ma mâchoire et lui brise la nuque.

Une taupe, non de dieu ! Je ne fais pas partit de ceux qui n’aime pas les rats, mais bon, rien de comparable avec un taupe ! Fier de moi – il faut bien s’auto congratuler quelques fois – je rebouche le trou puis pars mangé la taupe un peu plus loin. Contrairement aux autres animaux que l’on trouve, les taupes ne sont pas maigres. Elles ces nourrissent de vers, et ça, ça ne manque pas sous terre. Son poids compense donc très bien sa petite taille. Bref, je prends le temps de la manger, faisant même craquer les os entre mes dents, puis enterre ce qu’il reste de l’animal.

La nuit est tombée. La lune éclaire comme elle le peut les souterrains, mais cela ne me gêne guère, puisque le noir est ma normalité. Enfin. Avec tout le raffut que j’ai fait, je ne trouverais sûrement aucun autre proie de ce côté du tunnel. Je pars donc en direction de l’autre bout, trottinant avec joie et légèrement, puis m’arrête en sentant l’odeur d’un autre canidé. Sur mes gardes, je marche vers cette odeur, entendant un sourd grognement. Et quand enfin je peux voir le husky, je me détend et m’approche de lui, gardant tout de même un distance de sécurité de cinq ou six mètres. Je m’assois.
HAYDEN: « Keep calm, men. Je ne fais que chasser. »

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Anahaël
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MessageSujet: Re: Aucun bruit.    Ven 26 Avr 2013, 11:13

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